Antilles : La Marine participe à une opération de protection de l’environnement et de la santé publique

28 06 2017

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Samedi 10 juin 2017 au large de Saint-Barthélemy, un navire suspecté de se livrer à des activités de pêche INN (illégale, non-déclarée, non-réglementée) a été intercepté et reconduit au port de Gustavia pour un contrôle approfondi.
Pisté par l’hélicoptère Alouette III de la Marine nationale, le navire a été intercepté par les autorités locales. Coordonnée par la direction de la mer de Guadeloupe sous l’autorité du Préfet de région, cette opération a mobilisé deux gendarmes du patrouilleur côtier de la gendarmerie maritime Violette qui ont procédé à l’interpellation d’un navire, soutenus dans leur action par des agents du Service mixte de police de l’environnement, de la Gendarmerie nationale et du Parc National de la Guadeloupe.
Cette opération interministérielle, coordonnée par la Direction de la mer de Guadeloupe, est le fruit d’une collaboration exemplaire entre les services de l’Etat aux Antilles et d’un travail de longue haleine. L’enquête débute en effet en 2015 à l’initiative du service mixte de police de l’environnement (SMPE) qui s’étonne de la recrudescence des cas de ciguatera en Guadeloupe. Il commence alors un minutieux travail d’investigation de deux ans qui mettra en évidence le transbordement régulier de produits de la mer depuis les îles du Nord. Alertée par le SMPE, la Direction de la mer, en tant que coordonnateur du plan régional de contrôle des pêches, sous l’autorité du Préfet de la région Guadeloupe, a sollicité plusieurs administrations qui ont toutes répondues présentes. Sous l’autorité de Fabrice Rigoulet-Roze, préfet de la Martinique, délégué du gouvernement pour l’action de l’État en mer aux Antilles, les forces armées aux Antilles ont décidé alors l’engagement de deux moyens de la Marine nationale : l’hélicoptère Alouette III du détachement de la 22S déployé depuis Fort–de–France ainsi que le patrouilleur côtier de la gendarmerie martime Violette prépositionné en Guadeloupe qui a observé, constaté le transbordement,  puis procédé au contrôle et auditions. Les gendarmes maritimes des forces armées aux Antilles ont été accueillis par la gendarmerie qui a assuré le soutien logistique et opérationnel de l’opération mettant à disposition ses locaux et sa brigade mobile pour renforcer le dispositif en place. Enfin, le Parc national de la Guadeloupe, fort de son engagement en matière de police des pêches (deux nouveaux moyens nautiques rapides et plusieurs contrôles ayant conduit à la saisie de navires par le DM) s’est également rendu sur place (2 agents) pour compléter l’équipe tant sur le volet CRPM que code de l’environnement.
Bien qu’avisé de l’appréhension de son navire et de sa cargaison, le capitaine a néanmoins repris la mer. La brigade nautique de Pointe-à-Pitre est donc intervenue le dimanche 11 juin au matin sur la darse de Pointe-à-Pitre pour interrompre les opérations de commercialisation de 800 kg de poissons, dont une grande partie était potentiellement dangereuse pour la santé des consommateurs.
Au regard des infractions relevées le Procureur de la République a été saisi et une enquête est ouverte.
Le Préfet rappelle que faire obstacle à l’appréhension ou à la saisie de produits de la pêche ou d’un navire utilisé en infraction est puni de deux ans d’emprisonnement et de 375 000 € d’amende. Il rappelle également que les poissons issus des zones touchées peuvent être vecteurs de la toxine ciguatera : le contrôle de l’origine des produits de la pêche est un enjeu de santé publique qui est une priorité des services de l’État.


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