Démonstration de la Marine nationale de ses capacités de lutte contre une pollution

14 10 2016

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Du 07 au 13 octobre 2016, les marins de la base navale des forces armées aux Antilles et du remorqueur portuaire côtier (RPC) Maïto se sont entraînés à la lutte contre une pollution côtière en baie de Fort-de-France.

Cet entraînement associait le remorqueur Cheftain de la société SOMARA, dans le cadre du contrat d’affrètement passé par les forces armées.

Vérification du matériel, briefing des équipes et mécanisation des procédures et de la mise en œuvre du matériel en mer étaient au programme des premiers jours d’entraînement. La journée du jeudi 13 octobre 2016 était consacrée à une démonstration complète de l’organisation de la lutte et des capacités d’intervention de la Marine nationale en cas de pollution en mer aux Antilles.
2016MFDF061_001_003La base navale de Fort-de-France dispose de matériels adaptés pour lutter contre une pollution d’hydrocarbures en mer ainsi que du remorqueur portuaire côtier Maïto qui s’entraîne régulièrement à cette mission et permet ainsi d’apporter une réponse immédiate. Ces moyens sont parfaitement dimensionnés grâce aux retours d’expérience des pollutions connues aux Antilles depuis 10 ans. « Nous pouvons protéger les côtes, confiner le sinistre et traiter des pollutions en mer suite par exemple à des échouements de bateau type catamaran touristique transportant 1000 à 1500 litres de carburant » explique le lieutenant de vaisseau Rodolphe B. – chef du service « accueil et soutien portuaire » de la base navale, pilote de port et conseiller « anti-pollution ».

2016MFDF061_001_002Le commissaire Thibault P. de la division de l’action de l’État en mer (AEM) précise par ailleurs, qu’« en cas de sinistre majeur, les acteurs des Antilles sont en mesure d’apporter une première réponse pendant que le centre d’expertise pratique de lutte anti-pollution (CEPPOL – un organisme de la Marine nationale basé à Brest), transmet son analyse et peut décider de l’envoi d’experts en technique de lutte et de matériel complémentaire. Au besoin, nous pourrions également solliciter des moyens complémentaires dans un cadre de coopération régionale, au titre du contrat « Oil Spill Response Limited » ou encore avec l’agence régionale de coopération contre les pollutions maritimes (REMPEITC) qui fournit une liste des moyens de lutte disponibles dans les Caraïbes et favorise ainsi une meilleure efficience et réactivité des interventions ».

L’État est responsable de la protection de l’environnement en mer. A ce titre, il doit assurer la lutte en mer contre les pollutions maritimes accidentelles et réprimer les pollutions volontaires dans les espaces placés sous sa juridiction. Cette mission fait l’objet d’un dispositif ORSEC maritime placé sous la responsabilité du délégué du gouvernement à l’action de l’Etat en mer (DDG AEM) – M. Fabrice Rigoulet-Roze, préfet de la Martinique, assisté du vice-amiral Olivier Coupry – commandant supérieur des forces armées aux Antilles et commandant de la zone maritime des Antilles – qui assure la coordination des moyens mis à sa disposition par la Marine nationale, la direction de la mer ou encore les douanes par exemple.

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