Violette : assaut mer au programme de son stage de mise en condition opérationnelle

20 09 2016

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Du 1er au 9 septembre 2016, le patrouilleur côtier de la gendarmerie maritime (PCGM) Violette a effectué un stage de mise en condition opérationnelle (MECO) encadré par une équipe du centre national d’instruction de la gendarmerie maritime (CNIGM) basé à Toulon.

Ce stage permet de former, d’entraîner, d’aguerrir l’équipage afin de le préparer à l’ensemble de ses missions. Après plusieurs journées d’entraînements intensifs, le mardi 06 septembre 2016 a eu lieu un exercice spécifique et adapté aux opérations menées dans cette zone : la simulation d’une interception de bâtiment suspecté de se livrer à du trafic illicite de stupéfiants. L’exercice réalisé au large des côtes martiniquaises, avec le concours du remorqueur portuaire côtier (RPC) Maïto de la base navale de Fort-de-France qui jouait le rôle du bâtiment suspect.

2016MFDF052_001_451 (NXPowerLite)Le PCGM Violette fait route vers le bâtiment suspect repéré, le Maïto. Sur la diffusion, la passerelle du Violette coordonne l’action et imprime le rythme du bâtiment. La phase d’avertissement est lancée et l’ordre de stopper est donné au Maïto. Le navire ne répond à aucun message et tente de prendre la fuite. Les gendarmes maritimes observent le déplacement d’un membre de l’équipage du bâtiment suspect qui se dirige pont arrière et jette un ballot à la mer. La position GPS du rejet à la mer est immédiatement relevée. L’opération se poursuit, les avertissements radio n’ayant pas permis l’arrêt du bâtiment suspect, le patrouilleur procède fictivement aux tirs d’avertissement : tirs de semonce dans un premier temps, puis tirs d’arrêt. Le Maïto stoppe enfin sa route. Le PCGM met une embarcation rapide à l’eau, avec à son bord une équipe d’intervention et aborde le Maïto. L’investigation commence par la sécurisation du bâtiment. Un premier suspect est intercepté, fouillé et menotté. L’équipe de visite de la Violette interpelle et désarme trois autres membres de l’équipage. Les gendarmes maritimes progressent ensuite méthodiquement à bord du navire, le moindre recoin étant inspecté. Ils découvrent un deuxième ballot de produit stupéfiants. L’objectif est atteint, et l’exercice prend alors fin avant un débriefing global.

2016MFDF052_001_037 (NXPowerLite)La Violette conclut ainsi sa phase de montée en puissance avant de reprendre une activité opérationnelle au sein des forces armées aux Antilles (FAA). Les unités de la Marine nationale aux Antilles ont pour mission de faire respecter les intérêts de l’Etat sur les espaces maritimes éloignés de la métropole relevant de la juridiction française. En menant des opérations de surveillance du trafic maritime, de lutte contre le trafic des stupéfiants, de sauvetage de vies humaines en mer, de police des pêches ou encore d’aide humanitaire lors de catastrophes naturelles, les unités de la Marine nationale aux Antilles assurent la protection de la population et la préservation des ressources en mer des Antilles.

Les FAA garantissent la protection du territoire national et animent la coopération régionale depuis les départements de la Martinique et de la Guadeloupe. Elles constituent un dispositif interarmées de premier plan sur le théâtre Caraïbe, en coordination avec les forces armées en Guyane. Les FAA conduisent trois missions principales : l’action de l’État en mer sous l’autorité du délégué du Gouvernement pour l’action de l’État en mer (DDG AEM) afin de combattre efficacement le narcotrafic en mer et de coordonner la mise en œuvre des plans d’urgence en mer, l’assistance aux populations en cas de catastrophe naturelle et la coopération internationale et inter-administration.

Repère :

Le patrouilleur côtier de la gendarmerie maritime (PCGM) Violette

Unité de la gendarmerie maritime placée sous le contrôle opérationnel du commandant supérieur des forces armées aux Antilles, la Violette est basée à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe. Sa zone d’action se situe sur l’ensemble des îles françaises de la Caraïbe. Le patrouilleur dispose d’un équipage de 14 hommes (1 officier, 10 sous-officiers, 1 officier marinier, 2 gendarmes adjoints volontaires détachés en renfort). Ses missions relèvent de l’action de l’État en mer : sauvegarde maritime, surveillance générale en mer, police des pêches, police judiciaire, secours ou encore lutte contre les trafics illicites.

La gendarmerie maritime

Formation spécialisée de la gendarmerie nationale, placée pour emploi auprès du chef d’état-major de la Marine, la gendarmerie maritime constitue la cinquième composante organique de la Marine. Elle est présente sur l’ensemble du littoral métropolitain et outre-mer, dans les emprises de la Marine et dans certains grands ports civils.

Forte de 1 100 militaires, dont un tiers ont la qualification d’officiers de police judiciaire, la gendarmerie maritime comprend :

— trois groupements placés auprès des préfets maritimes;

— une section de recherches;

— un centre national d’instruction;

— 76 unités, dont 32 embarquées, assurant un « maillage territorial » en métropole et outre-mer.

La diversité et la complémentarité des moyens permettent aux gendarmes d’intervenir jusqu’à 200 milles nautiques pour protéger l’environnement, préserver la ressource halieutique, lutter contre toutes sortes de trafics illicites, assurer la sûreté maritime des grands ports, en complément des missions de défense qui leurs sont dévolues. Seule force disposant d’un pouvoir de police générale en mer, la gendarmerie maritime mène d’une part des missions de police administrative sous l’autorité du délégué du gouvernement pour l’action de l’Etat en mer, et d’autre part des enquêtes judiciaires, souvent sensibles, sous la responsabilité des magistrats.


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