Exercice de lutte contre une pollution maritime grandeur nature en Martinique

9 10 2015

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Le mercredi 07 octobre 2015, les forces armées aux Antilles ont participé à un exercice de lutte contre une pollution maritime au large de la commune du Robert, intitulé Igwan 2015.

Organisé dans le cadre du dispositif ORSEC maritime (volet POLMAR), Igwan 2015 a permis de mettre en œuvre une stratégie de crise dirigée par le délégué du gouvernement à l’action de l’Etat en mer (DDG AEM) – M. Fabrice Rigoulet-Roze, préfet de la Martinique, assisté du contre-amiral Olivier Coupry – commandant supérieur des forces armées aux Antilles et commandant de la zone maritime des Antilles.

2015MFDF061_001_003 (NXPowerLite)Premier exercice de lutte antipollution organisé depuis l’entrée en vigueur du dispositif ORSEC maritime aux Antilles, Igwan 2015 était également couplé à un exercice de lutte contre une pollution maritime parvenue jusqu’à la côte. Ce volet terrestre était lui piloté par la direction de la mer et le service interministériel de défense et de protection civiles de la Préfecture. Assurer l’interface entre les opérations maritimes et terrestres, avec notamment le traitement à terre des hydrocarbures ramassés en mer, a permis un entraînement des plus réalistes.

2015MFDF061_001_015 (NXPowerLite)Cet exercice de grande ampleur a mobilisé les moyens des différents services de l’Etat impliqués dans l’action de l’Etat en mer (AEM) : la Marine nationale responsable de la lutte contre les pollutions par hydrocarbures en mer, la direction de la mer, la gendarmerie nationale, de la direction régionale garde-côtes Antilles-Guyane des douanes ainsi que des moyens privés pour la lutte à la frange littorale dont quatre pêcheurs locaux.

2015MFDF061_001_032 (NXPowerLite)Le scénario de l’exercice Igwan 2015 prévoyait une pollution d’hydrocarbures, simulée par de la sciure, observée par un pêcheur au large de la baie du Robert. L’intervention a consisté à déployer, depuis Fort-de-France et un point d’appui logistique installé au quai industriel du Robert, des moyens maritimes et aériens en vue de reconnaître, contenir et collecter les hydrocarbures en mer. Durant cette phase, le remorqueur portuaire côtier Maïto a déployé un barrage antipollution hauturier avec l’aide d’un remorqueur privé affrété pour l’occasion, et conduit les opérations de confinement et de récupération de la nappe de pollution d’hydrocarbures grâce à son écrémeuse. Le Maïto a également accueilli le « On Scene Commander », un officier de la Marine nationale chargé de coordonner les moyens aériens et maritimes mis en œuvre sur zone.

Cet exercice a suscité l’intérêt de l’organisation maritime internationale à travers son agence régionale de coopération contre les pollutions maritimes (REMPEITC), qui a organisé la venue d’observateurs en provenance de six pays de la Caraïbe. A l’instar de ses pays voisins, les enjeux de la lutte contre une pollution marine sont en effet majeurs en Martinique. Plus de 100 000 Martiniquais vivent aujourd’hui en bordure littorale, soit près d’1/4 de la population totale de la Martinique.

Repère :

L’État est responsable de la protection de l’environnement en mer. A ce titre, il doit assurer la lutte en mer contre les pollutions maritimes accidentelles et réprimer les pollutions volontaires dans les espaces placés sous sa juridiction. Ce dispositif est conduit par le DDG AEM qui assure la coordination des moyens mis à sa disposition par la Marine nationale, les affaires maritimes, la gendarmerie nationale ou encore les douanes par exemple.

Aux Antilles, la base navale de Fort-de-France dispose de matériels adaptés pour lutter contre une pollution d’hydrocarbures en mer ainsi que d’un remorqueur portuaire côtier Maïto qui s’entraîne régulièrement à cette mission et permet ainsi d’apporter une première réponse d’urgence.

Le CEPPOL (centre d’expertise pratique de lutte anti-pollution), organisme de la Marine nationale basé à Brest, est également en mesure d’envoyer des experts pour apporter leurs compétences en matériels et en techniques de lutte. Durant Igwan 2015, des experts du CEPPOL ont ainsi été intégré au sein de l’équipe de gestion de crise, afin de conseiller le directeur des opérations de secours – le DDG AEM.


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