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Les aviateurs commémorent la disparition de Guynemer avec les habitants de Trinité

16 09 2015

Guynemer 2015 (84) (NXPowerLite)

Le vendredi 11 septembre 2015, comme chaque année, tout le personnel de l’armée de l’Air s’est réuni pour commémorer la disparition du capitaine Georges Guynemer.

Si depuis l’installation de l’armée de l’Air en Martinique au début des années 90 jusqu’à la fermeture de la base aérienne 365 en 2012, cette commémoration se déroulait traditionnellement sur le site militaire du Lamentin, cette année la volonté de partager cet événement avec le grand public a émergé.

Guynemer 2015 (11) (NXPowerLite)Le 11 septembre 2015, l’Association Nationale des Sous-Officiers de Réserve de l’Armée de l’Air 972 (ANSORAA) a ainsi pris à sa charge la préparation de la cérémonie Guynemer sur la commune de la Trinité dont le maire avait accepté bien volontiers d’accueillir cette célébration en souvenir de l’aviateur émérite.

Guynemer 2015 (48) (NXPowerLite)Le colonel Jean-Pierre Lagaillarde – chef d’État-major interarmées des forces armées aux Antilles (FAA) et le maire de Trinité ont présidé cette cérémonie, en présence d’une section de 24 aviateurs des FAA, des anciens combattants, de 8 porte-drapeaux, de représentants de la gendarmerie et du service départemental de sécurité et d’incendie, mais aussi d’une classe du collège de Trinité et les différents services de la mairie.

Guynemer 2015 (53) (NXPowerLite)Après une revue des troupes par le colonel Lagaillarde, le capitaine Bonningues – chef du bureau transit du groupement de soutien de la base de Défense des Antilles, a lu la dernière citation reçue par le capitaine Guynemer, rappelant à tous l’engagement de nos anciens :

« Mort au champ d’honneur, à Poelcapelle, le 11 septembre 1917. Héros légendaire tombé en plein ciel de gloire après trois ans de lutte ardente. Restera le plus pur symbole des qualités de la race : ténacité indomptable, énergie farouche, courage sublime. Animé de la foi la plus inébranlable dans la victoire, il lègue au soldat français un souvenir impérissable, qui exaltera l’esprit de sacrifice et provoquera les plus nobles émulations »

Dorénavant, et avec l’ambition de solidifier toujours plus le lien armée-nation, les commémorations de Guynemer se dérouleront dans les communes de Martinique. Organisées par le monde associatif en présence de la jeunesse antillaise, ces cérémonies permettent d’optimiser la transmission de la mémoire et des valeurs républicaines aux plus jeunes. Car connaître notre passé et sauvegarder l’héritage de nos aînés, c’est aussi une manière d’apprendre à être citoyen. Le devoir de mémoire doit aider à lutter contre l’oubli en fournissant aux générations futures des exemples à suivre. Il contribue à développer un sens critique, garant de citoyens responsables et intégrés à la société.

Histoire :

Le capitaine Guynemer est l’un des pilotes de guerre français les plus renommés de la Première Guerre mondiale.

Né le 24 décembre 1894, à Paris, Georges Guynemer, s’engage en 1914 au titre du service auxiliaire comme élève mécanicien. Il parvient à réaliser son rêve en devenant pilote en 1915. Dans l’escadrille des Cigognes, l’unité de chasse la plus victorieuse des ailes françaises en 1914-1918, où il sera affecté durant toute sa carrière, il récupère le Morane-Saulnier type L de Charles Bonnard, surnommé ‘Vieux Charles’. Dès lors, tous les avions du capitaine Guynemer seront peints en jaune et baptisés du même nom.

Sa façon de piloter et son courage sont appréciés des photographes au cours des missions de reconnaissance. Il participe alors à des missions de combat et remporte sa première victoire aérienne le 19 juillet 1915 en abattant un Aviatik C.1. Il devient un as de la première Guerre Mondiale en remportant sa cinquième victoire le 3 février 1916.

Promu au grade de capitaine, il prend un an plus tard le commandement de l’escadrille. Le 8 février 1917, à bord d’un Spad VII, il est le premier pilote allié à abattre un bombardier lourd allemand Gotha G.III. Il atteindra un total de 53 victoires aériennes homologuées et 35 victoires probables, mais connut aussi des défaites puisqu’il aura été abattu 7 fois.. Sa notoriété lui aura permis d’influer sur la conception des avions de combat. Ainsi, le Spad VII sera remotorisé pour développer plus de puissance. Le Spad XII, son « avion magique », sera armé d’un canon tirant à travers le moyeu de l’hélice.

Dans la matinée du 11 septembre 1917, le capitaine Georges Guynemer, parti en reconnaissance dans la région des Flandres, s’est trouvé, au cours des péripéties d’une poursuite d’avion ennemi, séparé de son camarade de patrouille et n’est jamais rentré à sa base ensuite.

Bien des années après, les pilotes de chasse portent encore une cravate noire en souvenir de la mort de Guynemer et l’École de l’air a fait sienne sa devise « faire face ».


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